Com’uni Canin

Com’uni Canin Éducatrice canine en méthode bienveillante et positive, Pet-sitter, promenades pour vos chiens 🐕

27/12/2025

🐾 COMBLER LE BESOIN DE SÉCURITÉ DU CHIOT : LES FONDATIONS D’UNE VIE D’ADULTE BIEN DANS SES PATTES 🐾

Imaginez-vous.

Vous venez d’arriver en ce monde. Tout est nouveau pour vous. La découverte de ce nouvel univers est passionnante et un peu effrayante. Explorer votre environnement est votre activité préférée, mais elle n’est possible que parce que vous pouvez vous rassurer quand vous le souhaitez auprès de votre mère et de votre fratrie. Ils sont votre pilier, le repère qui vous autorise à être un peu hardi, pour retrouver la chaleur de leurs corps quand vous en éprouvez le besoin. Alors, vous pouvez vous endormir blotti contre eux, pour que vos petits neurones en ébullition fassent sereinement le tri dans les milliers d’informations que vous avez ingurgitées aujourd’hui.

Et puis un jour, votre monde entier s’écroule. Vous débarquez sur une autre planète sans avoir eu le temps de vous y préparer. Vous voilà chez des individus d’une autre espèce, sans aucun repère connu. L’odeur de votre mère et de vos frères et sœurs n’est nulle part. Le soir venu, les humains, bien que plein de gentilles attentions envers vous, vous laissent seul dans une pièce, enfermé dans le noir. C’en est trop pour vous. Vous sentez monter dans vos entrailles une angoisse comme vous n’en avez jamais ressenti, et des cris de détresse s’échappent de votre gorge. Vous pleurez, vous hurlez pour appeler vos frères et sœurs, et votre mère dont l’odeur réconfortante vous permettait de vous endormir en quelques minutes. Mais la seule réponse que vous obtenez, c’est un silence assourdissant.

Voilà ce que vivent encore beaucoup de chiots dans bien des foyers, pas par malveillance mais plutôt par méconnaissance, et parce que le fait de laisser pleurer un petit en détresse était encore chose courante au sein de notre propre espèce il y a quelques années. Ce n’est que récemment que l’on s’est rendu compte que laisser pleurer un bébé humain sans intervenir créait un attachement insécure qui se répercutait sur l’équilibre psychologique des adultes toute leur vie. Les chiens n’échappent pas à la règle, ni aucun animal à sang chaud d’ailleurs (sauf cas très exceptionnels chez les oiseaux). Dans le règne animal, aucune mère n’ignore un petit qui pousse un cri de détresse.

Or, quand le chiot arrive dans son foyer humain, il est encore attaché à sa mère et à sa fratrie. Nous, humains, prenons le relais de ces derniers, et même si nous ne pouvons prétendre nous substituer à la mère chienne, nous devons endosser un rôle qui s’en approche. Le chiot n’est pas capable d’être autonome à deux ou trois mois. Sauf cas exceptionnel, l’obliger à dormir seul et le laisser pleurer sans intervenir aura des répercussions à long terme sur son équilibre psychologique. Comportements de peur et d’évitement, instabilité émotionnelle, manque de confiance en soi et en l’humain, anxiété de séparation, les conséquences peuvent être multiples.

Un chien, et de surcroît un bébé, a besoin de savoir qu’il peut compter sur son humain en cas de difficulté à gérer une situation. En le laissant seul face à sa détresse, on lui enseigne une chose : il ne peut pas compter sur nous face aux épreuves de la vie et il devra trouver d’autres stratégies pour les gérer (rarement les bonnes !). C’est la recette parfaite pour fabriquer un chien réactif, peureux, ou pire, inhibé. Et de provoquer, contrairement à ce que l’on a longtemps pensé, des troubles liés à la séparation.

Les premières nuits, je ne peux que vivement vous conseiller de dormir avec votre chiot ! Investissez le canapé du salon ou laissez le chiot dormir dans la chambre. Au fil des semaines, vous l’aiderez à acquérir de l’autonomie en éloignant son panier de vous, et vous verrez qu’avec un peu de temps et de patience, il apprendra à dormir seul. Contrairement à ce qu’on a longtemps pensé, dormir proche de son humain permet au chiot de mieux supporter la solitude, parce qu’il aura bénéficié d’un socle sécure inébranlable. Et ce socle, c’est le plus beau cadeau que vous puissiez offrir à votre chiot pour qu’il devienne un adulte équilibré.

Elsa Weiss / Cynopolis
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26/12/2025

• Une visite dans ma peau •

Je vous embarque avec moi pour vous montrer ce que je fais lorsque je rends visite à Chiffonnette, Petit noir, Carnaval 🐈‍⬛ 🐈 🐈‍⬛

Ce sont des petites discrètes que je peux furtivement croiser de temps en temps. Assez craintive, je ne passe que pour m’occuper de leur mettre à manger et de nettoyer leur litière.

La visite dure environ 10 minutes pour ce type de chats avec qui je ne peux pas passer du temps ☺️

17/12/2025
14/12/2025

LES FONDEMENTS D'UN ATTACHEMENT SAIN

Qu’est-ce qu’un attachement sain entre un chien et la personne qui en a la responsabilité ?

Probablement celui qui permet l’émergence d’un juste équilibre : offrir à l’animal un socle de sécurité affective suffisamment solide pour qu’il puisse, peu à peu, s’en éloigner et déployer son autonomie. Car l’autonomie ne naît ni de l’autorité brute ni du laisser-faire, mais d’une relation où l’on accompagne de manière progressive, où l’on montre la voie, où l’on accepte qu’un jour l’être guidé puisse choisir, décider, s’affirmer.

À bien des égards, la guidance envers un chien domestique se rapproche de la parentalité humaine. Non parce que le chien serait un enfant, mais parce que la philosophie fondamentale est la même : devenir un repère. Être la présence stable qui rassure, l’exemple sur lequel l’animal s’appuie pour comprendre le monde et affiner ses propres comportements. Leadership, accompagnement, humain d’attachement, gardien, dog parent… autant de termes qui décrivent une posture fondée non sur la domination, mais sur la responsabilité, la cohérence et la constance.

LA POSTURE DU GARDIEN
Lorsqu’un chien présente des troubles émotionnels marqués – anxiété, irritabilité, difficulté à gérer la frustration, impulsivité –, il n’est pas rare que l’on interroge la posture du gardien. Non pour désigner une faute, mais parce que le lien relationnel constitue souvent l’une des clés de compréhension du mal-être de l’animal. Certains troubles relèvent évidemment de problématiques médicales ou neuro-comportementales ; mais lorsqu’il s’agit d’un chien en bonne santé, l’hypothèse relationnelle mérite toute notre attention.

L’importance de ce lien est pourtant souvent minimisée. Dans un univers où l’éducation canine est saturée de croyances, de demi-vérités et de méthodes parfois simplistes, la nature profonde de la relation entre un chien et son humain est fréquemment mal interprétée. On confond leadership et autoritarisme, guidance et contrôle, bienveillance et permissivité. Or, rien n’est plus éloigné d’une relation structurante qu’une prise d’ascendant rigide et précoce ou, à l’inverse, un laxisme justifié au nom d’une “positivité” mal comprise.

VERS UNE RELATION FONDÉE SUR LA CLARTÉ ET LA CONFIANCE
Un attachement sain se construit dans la cohérence, l’écoute et la capacité à proposer un cadre clair sans rigidité excessive. Le chien n’a pas besoin d’un chef, mais d’un référent ; pas d’un ordre permanent, mais d’un environnement prévisible et sécurisant ; pas d’une permissivité totale, mais d’un accompagnement patient qui lui permette de comprendre et d’expérimenter. C’est cette posture stable, à la fois contenante et ouverte, qui soutient le chien dans sa maturation émotionnelle et comportementale.

Ainsi, la relation entre le gardien et son chien devient un espace de développement mutuel : l’humain apprend la nuance, la lecture émotionnelle, la responsabilité ; l’animal, lui, gagne en confiance, en autonomie et en capacité d’adaptation. Ce lien, lorsqu’il est respecté et cultivé, n’a rien d’instinctif ou de magique : il se construit, jour après jour, dans une présence attentive, une communication juste et une disponibilité émotionnelle qui font du duo humain-chien un partenariat véritablement équilibré.

Comme l’enfant adolescent en quête de repères et d’identité, le chien en puberté a besoin de sentir que son humain d’attachement est présent pour lui. Il s’opposera souvent, et comme pour l’adolescent, cela fera partie de son évolution, de sa quête personnelle. À l’inverse, si la liberté totale est érigée comme grand principe de vie d’un jeune chien, elle engendrera des travers relationnels : manque de confiance dans le gardien et absence d’écoute.

Pourquoi ?

Parce que cette permissivité qui prend des allures d’indifférence le dépasse et parce que l’incompétence du gardien est souvent fortement ressentie par le chien. Ce sentiment angoissant de devoir tout prendre en charge est exacerbé chez certaines lignées de travail. Ne se sentant pas soutenu, le chien grandit avec la croyance qu’il doit se débrouiller seul ou que ces actes ont peu d’importance aux yeux de son gardien. Et c’est la sécurisation affective avec le parent qui flanche. Un tel chien aura beaucoup de difficulté à accéder à l’attachement sain qui aurait pu faire de lui un adulte capable de supporter que son gardien le quitte momentanément ou ne s’occupe pas de lui en permanence. Plus le détachement est induit par une absence de prise en charge, moins le chien accède à l’autonomie affective. Peut-on alors faire le parallèle avec ce mauvais conseil qui dicte à un parent de laisser pleurer son bébé afin qu’il apprenne à s’endormir seul ?

De mon expérience, chez le chien domestique, le socle sécuritaire est primordial. Il permet au jeune chien de sentir qu’il n’est pas seul au monde et d’ancrer la conviction que même si son humain d’attachement s’absente, il reste présent et reviendra. Mais aujourd’hui, au grand dam du chien domestique, la base sécuritaire affective est devenue très lacunaire.

Audrey Ventura /
MES LIVRES
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🙂 LA SORTIE DU 3ÈME LIVRE D'AUDREY VENTURA EST ANNONCÉE COURANT 2026... 🙂
Son sujet sera dévoilé dans les semaines à venir, restez connectés !

11/12/2025

🐕 L’autocontrôle chez le chien 🐕

J'entends souvent que "l’autocontrôle ne se travaille pas puisque dans autocontrôle, il y a auto".
Et pourtant dans la vraie vie, ça ne fonctionne pas comme ça !

Un chien n’est pas un moine zen, laisser "faire seul" ne crée pas de l’autocontrôle. S’il a accès constamment à des renforçateurs puissants, même si les conséquences sont négatives pour nous, pourquoi changerait-il ? Le chien répète ce qui lui apporte un bénéfice, point.

✳️ Alors l’autocontrôle, ça se “travaille” ou pas ?

Oui, mais pas comme un ordre militaire, pas en forçant, pas en réprimant. On ne “commande” pas l’autocontrôle, on le construit.

On crée des situations où :
* Le chien peut se tromper en sécurité
* Il peut réussir
et on peut renforcer les bons choix quand ils apparaissent.

C’est ça, mettre en place un environnement qui rend l’autocontrôle possible.

✳️ Pourquoi renforcer les propositions du chien avec des friandises (ou un jouet, ou une caresse ou la possibilité d'obtenir ce qu'il souhaite)?

Parce que c’est comme ça que le cerveau apprend. Quand un chien propose un comportement pertinent, et que ce comportement est renforcé, il va le reproposer de plus en plus.

Sans renforcement :
* Rien ne vient stabiliser le bon choix
* Les comportements impulsifs prennent naturellement la place

Renforcer ≠ corrompre le chien.
Renforcer = informer le chien : “Oui, c’est cette réponse-là qui t’aide dans la vie.”

C'est simplement du conditionnement opérant… et du bon sens !

✳️ A celles et ceux qui disent "mais le chien apprend seul !"

Oui, il apprend seul… mais pas forcément les comportements appropriés à une société humaine dans lequel nous le plongeons.

Un chien apprend seul :

* A piquer de la nourriture
* A sauter pour avoir de l’attention
* A tirer pour atteindre ce qu'il veut
* A mordre pour faire cesser une frustration
* A renifler et foncer sur un déchet au sol

Il apprend tout ça sans que personne ne lui enseigne, parce que la conséquence renforce le comportement.

Nous pouvons à la place lui apprendre à :

* Renoncer
* Attendre
* Ralentir
* Se tourner vers son humain.e
Etc...

si les bonnes réponses sont renforcées.

✳️ En résumé

➡️ L’autocontrôle n’est pas inné : ça se construit.
➡️ Le chien n’attend pas qu’un miracle arrive : il fait ce qui marche maintenant.
➡️ Renforcer les bons choix = leur donner une chance d’exister.
➡️ Le chien apprend seul, mais pas forcément bien. Notre rôle, c’est d’orienter l’apprentissage pour qu’il devienne utile, pas dangereux et nous permette de partager une relation agréable.

© Livia - DIAMOND DOGS

25/11/2025

Mes chiens : Zuma et Django avec Yumi 🧡🤍🖤

07/11/2025
06/10/2025

🚨 CHIEN ABANDONNÉ ET PROTECTION DE RESSOURCES 🚨

Trop souvent, on attend des chiens issus de l’abandon qu’ils se comportent à leur arrivée comme des machines parfaites : qu’ils restent calmes, dociles, qu’ils ne réagissent pas, même dans des situations stressantes, comme s'ils nous devaient quelque chose en échange de notre bonne action... Sauf qu'ils peuvent déclencher sur un humain, sans être fondamentalement des "chiens agressifs".

Un exemple fréquent : la protection de ressources. Quand un chien garde sa nourriture, un jouet ou une friandise, il ne cherche pas à attaquer gratuitement, il n'est pas "méchant", il communique simplement : "ceci est à moi, ne me l’enlève pas !". Ce comportement est naturel et normal, particulièrement chez les chiens ayant vécu l’abandon, le manque ou le stress.

Ce qui provoque souvent la réaction, ce n’est pas le chien lui-même, mais la manière dont on interagit avec lui :
👉🏻 Le caresser pendant qu'il a sa ressource en gu**le / entre les pattes.
👉🏻 Le saisir brusquement par le harnais pour l’éloigner.
👉🏻 Le pousser, le tirer ou le coincer, sans lui offrir d’échappatoire.
👉🏻 Tenter de prendre sa nourriture, sa mastication ou son jouet.

Ces actions déclenchent un instinct de défense et peuvent provoquer une morsure de protection. Ce n’est pas de l’agressivité gratuite, c’est une réponse de survie, génétiquement programmée.

⚠️ Il faut le rappeler, même si de nombreuses personnes refusent de l'admettre : un chien prévient avant de mordre : il détourne le regard, se fige, lèche sa truffe, montre les dents, grogne… autant de signaux d’apaisement qui expriment son inconfort. S’il en vient à la morsure, c’est souvent parce que ses avertissements n’ont pas été compris, qu'ils ont été ignorés ou balayés. Dans ce cas, la responsabilité n’est pas celle du chien, mais de l’humain qui n’a pas su lire ce langage canin universel.

✅ La bonne approche : donner au chien des portes de sortie.

👉🏻 Proposer un échange : offrir une friandise de très haute valeur ou un jouet qu'il adore, en échange de ce qu’il a.

👉🏻 Laisser un espace sûr pour qu’il puisse reculer et se sentir en sécurité.

👉🏻 Séparer les ressources ou l’isoler calmement dans un endroit sécurisé si nécessaire, plutôt que de le saisir.

👉🏻 Anticiper les situations à risque : ne pas mélanger nourriture et interactions stressantes, mettre hors d'atteinte tout ce qui peut tenter le chien et l'amener à protéger, éviter de mettre deux chiens inconnus ensemble avec ressources à proximité sans aucune séparation, prévoir des barrières à la maison, ou des cages de transport/grilles de sécurité en voiture...

👉🏻 Faire de l'association positive en lui servant les 3/4 de sa ration au moment du repas, et ajouter progressivement le quart restant pendant qu'il mange, afin qu'au fil des jours il ne nous considère plus comme une menace, et finisse par nous faire confiance.

En adoptant ces stratégies, on évite le conflit, on prévient les morsures, et surtout, on respecte le langage naturel du chien.

Il est crucial de comprendre que la responsabilité revient toujours à l’humain : c’est à nous d’adapter notre comportement et de sécuriser l’environnement. Les chiens abandonnés viennent avec un passé, des traumatismes et des peurs. Ils ne sont pas "prêts à l’emploi", et ce n’est pas un défaut.

➡️ Ne demandez pas aux chiens d’être parfaits. Demandez-vous plutôt si vous êtes prêts à être à la hauteur de ce qu’ils traversent et à les traiter avec respect, compréhension et bienveillance, même si cela implique d'assumer vos erreurs, parfois au prix d'un pincement ou d'une morsure !

• Octobre rose 🎀 •Pour suivre l’idée de   que je trouve géniale ! 🫶🏻 En ce mois d’octobre dédié à la prévention et au dé...
01/10/2025

• Octobre rose 🎀 •

Pour suivre l’idée de que je trouve géniale ! 🫶🏻

En ce mois d’octobre dédié à la prévention et au dépistage du cancer du sein, ayant eu ma maman elle même atteinte par ce cancer je ne peux que soutenir cette cause 🩷

Avoir la force de se faire dépister c’est vous permettre de prendre au plus tôt la maladie par les cornes et l’éliminer ! 💪🏼

Tout mon soutien à toutes les personnes vivant cette période de combat, celles et ceux qui ont connu ou connaissent quelqu’un dans cette épreuve 💖

🌸

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