01/01/2026
Je ressens une profonde colère et une immense incompréhension face à la lecture totalement défaillante de ce qui relève pourtant d’une évidence éthologique.
Parler « d’agression » dans le cas de TOKYO est une erreur d’interprétation majeure. Nous sommes face à un patron moteur de poursuite, inscrit dans la génétique du chien, et plus encore chez un chien de berger. Le mouvement brusque, l’arrivée par l’arrière, la vitesse, le silence : tous les déclencheurs étaient réunis. Ce n’est ni de la violence gratuite, ni une dangerosité pathologique, mais un comportement inné, prévisible et explicable par n’importe quel spécialiste du comportement canin.
Il est par ailleurs inacceptable que des policiers municipaux ne soient pas formés à ce type de situation. Lorsqu’un chien est déclenché par le mouvement, la règle de base est connue : on s’arrête. On ne fuit pas, on n’accélère pas, on ne crie pas. Et on ne frappe certainement pas un animal déjà maîtrisé, d’autant plus qu’il n’est fait état que d’un hématome, sans percement de la chair. Cette réaction violente est non seulement disproportionnée, elle est indigne.
Nous sommes en 2026. Il est hallucinant que l’expertise des comportementalistes canins, des vétérinaires et des spécialistes de l’évaluation post-morsure soit ainsi balayée. Une chienne classée niveau 3, avec des préconisations de gestion, sans aucune recommandation d’euthanasie, ne devrait jamais se retrouver dans un « couloir de la mort » administratif. Des solutions existent. Elles sont connues, efficaces et responsables.
Il faut aussi avoir le courage de parler du comportement irresponsable de certains cyclistes. Surprendre des piétons sans s’annoncer, débouler par l’arrière, frôler à vive allure… La loi est pourtant claire : le cycliste doit ralentir, maintenir une distance minimale d’un mètre, et s’arrêter à la demande d’un piéton, a fortiori lorsqu’il est accompagné d’un enfant ou d’un chien. Combien d’incidents sont provoqués par ces pratiques dangereuses, avant que le chien, lui, n’en paie le prix ?
Je le dis aussi par expérience personnelle. Lors d’une sortie, un groupe de CRS en service a refusé d’attendre que nous rattachions nos chiens malgré nos injonctions répétées. Ce qui devait arriver arriva : déclenchement au mouvement. Aucun percement, aucune morsure, seulement un hématome. Résultat ? Un policier vexé qui, pour masquer un comportement fautif, fait ficher le chien comme mordeur. Une honte. Et un schéma tristement répété.
TOKYO n’est pas un danger public. TOKYO est la victime d’un enchaînement d’erreurs humaines, d’ignorance éthologique et d’une réponse politique aveugle. Condamner un chien pour ce que l’on refuse de comprendre chez l’humain est une injustice profonde.
👉 Signez la pétition mise en ligne par Défense de l’Animal.
Chaque signature compte.
Pour TOKYO. Pour la justice. Pour que la connaissance et l’éthique priment enfin sur la peur et l’arbitraire.
Défense de l’Animal est une confédération nationale regroupant 270 associations et refuges partageant des valeurs communes pour la défense des animaux.