21/03/2025
Une histoire de terrain
Acide ou basique...
Ancien ou récent...
Voilà une métaphore du terrain de la maladie que j'ai eu envie d'écrire 😊:
Selon le terrain se développent des fleurs, des arbres ou encore de la mousse.
Tout dépend qui pousse en premier et donc du terrain sur lesquels ils sont plantés.
Puis de qui les a arrosés, contrôlés ou oubliés .
A cela se mêle la météo des étapes de nos vies, et selon que notre jardin est peuplé de fleurs qui veulent du soleil ou de la mousse qui se nourrit de pluie, nos humeurs changeront selon la composition de notre terrain, et donc une version “agréable” de la pluie ou du soleil ne dépendra que de la végétation qu'on a laissée pousser dans notre terrain.
Terrain hérité par nos ancêtres et par nos vies passées, une terre de l'âme, des graines du passé, de nos ancêtres qui les ont fécondées et qui nous en ont transmis les fruits.
De cela aussi dépend la personnalité de notre jardin. C'est ainsi que certains jardins résistent au froid, d'autres à la pluie, et que chacun a sa composition unique. C'est souvent dans les zones abandonnées ou dans l'ombre du jardin que les ordures poussent insidieusement et viennent proliférer en surface ou étouffer d'autres plantes dont nous prenons soin. Une blessure ancienne qui vient gâcher une relation dont on prenait soin par exemple, blessure bien enfouie dans l'ombre de notre terrain.
Une maladie qui surgit pour nous arrêter, nous crier d'écouter cette partie en nous qu'on a mis de côté ou juste pour nous révéler une de ces graines qu'on a héritée, et que nous ne connaissions pas dans notre jardinet. Elle avait été bien mise de côté, il y a cela plusieurs générations et on l'avait oubliée.
La terre peut garder longtemps enfouie ces mémoires oubliées. Quand elle n'est pas prête ou que le climat extérieur est peu clément, elle attend.
Quand surgit un événement (la météo de nos vies changent), cette graine révèle une plante qu'on ne peut ignorer dans notre jardin. Elle est inconnue au bataillon, mais on sent néanmoins qu'elle fait partie des lieux et qu'il nous faut l'écouter, l'apprivoiser afin d'éviter qu'elle recouvre tout notre potager.
Cette mémoire ancestrale arrive à tout moment sur notre chemin, au détour d'un orage dans nos vies ou d'une répétition inlassable de la pluie, qui, en changeant le terrain en révèle la composition jusqu'alors enfouie.
On ne peut vivre qu’en plein soleil, ces inconforts de nos vies viennent aussi révéler les magnifiques plantes dans notre terrain qui y sont plantées.
Comme dans tout écosystème, à nous de le réguler pour faire des mauvaises herbes un jardin aux mille couleurs, révélant de chaque herbe son potentiel créateur.